Quatre régions, un seul maître — le parcours des thés noirs de Zhou Xiang
Zhou Xiang, dont les racines hunanaises lui ont appris à apprécier l’audace dans le thé, a conçu ce coffret comme une feuille de route de la géographie des thés noirs chinois. Il a parcouru les jardins : les forêts de sapins brumeuses du village de Tongmu pour le Zhèng Shān Xiǎo Zhǒng, les falaises rocheuses de Wuyi pour le Lapsang, les anciennes plantations de thé près de Fengqing pour le Dianhong, et les contreforts du Huangshan pour le Keemun. Chaque lot de 25 g a été choisi parmi les récoltes du printemps 2025, sélectionné lors de séances de dégustation comparatives au laboratoire Longhua de Teamotea. Zhou Xiang a insisté sur des profils régionaux classiques plutôt que sur la nouveauté — le Keemun doit murmurer des notes de rose séchée et de cacao, le Lapsang doit porter une vraie fumée de pin sans amertume, le Dianhong doit tapisser la bouche de malt et de poivre, et le Zhèng Shān Xiǎo Zhǒng doit évoquer le miel et le longane avec une fumée nette et évanescente. Les échantillons sont conditionnés dans des sachets en aluminium purgés à l’azote pour préserver cette fraîcheur. « C’est un coffret de dégustation, dit-il, conçu pour apprendre au palais comment la géographie se transforme en saveur. » Pour lui, la touche maltée du Dianhong évoque le soleil du Yunnan, tandis que le parfum du Keemun lui rappelle le petit matin dans la brume du Huangshan — un contraste que tout amateur de thé noir devrait expérimenter.