Le retour de Fang Ting au charbon de bois
Au début du printemps 2025, Fang Ting s’est rendue dans une petite parcelle familiale aux abords de Xiping, dans le district d’Anxi, où la famille Li torréfie du Tieguanyin au charbon de bois de litchi depuis quatre générations. Tandis que le marché s’est tourné vers le style vert floral de haute altitude, les Li s’accrochent à une torréfaction moyenne qui exige de la patience. Ils étalent les feuilles cueillies sur des plateaux en bambou pour un flétrissage lent et ombragé, puis les roulent à la main dans des sacs de tissu avant de les laisser reposer une nuit. La cuisson a lieu dans un petit four en briques, avec un retournement constant pour éviter de brûler.
Fang Ting a évalué par cupping trois degrés de torréfaction et a retenu le lot de 28 heures — assez de feu pour renforcer le corps sans masquer la note d’orchidée. Elle a remarqué l’épine dorsale du thé : une minéralité issue de la terre rouge de la colline, adoucie par la longue et douce torréfaction. Cela lui a rappelé le Tieguanyin à l’ancienne qu’elle avait rencontré dans les cercles de thé du Henan, où une finale torréfiée est prisée.
De retour à la table de dégustation, elle a travaillé avec la famille pour isoler les lots les plus homogènes, en s’assurant que la torréfaction était régulière et l’arôme complexe. Le résultat est un thé qui jette un pont entre les époques — la clarté du célèbre cultivar d’Anxi et le réconfort d’une véritable finition au charbon de bois. Ce lot est limité à 30 kg, emballé à la main sous le nom de Fang Ting.