Du voyage de sourcing printanier de Zhou Xiang à Fengqing
Chaque printemps, je me rends dans le sud du Yunnan, où les anciennes collines de thé de Fengqing offrent certains des bourgeons les plus généreux de Chine. Ce lot 2025 provient d’une petite ferme familiale perchée à 1 600 mètres — pentes en terrasses, matins embrumés et sol rouge profond. Les cueilleurs ont sélectionné à la main uniquement les tendres pointes dorées, la même matière qui définit le Dianhong classique. Je suis resté dans le village trois jours pour surveiller l’oxydation, une technique que j’affine pour les thés noirs depuis mon enfance au Hunan. La fraîcheur nocturne de la montagne donne aux feuilles juste le temps nécessaire pour développer tous leurs arômes sans basculer dans la surfermentation. Après un roulage manuel délicat, le thé a été cuit à basse température pour préserver la douceur miellée. J’ai goûté ce lot sur le sol de l’usine — les notes de raisin et de malt chantaient déjà. C’est un thé qui fait le pont entre la richesse sauvage du Yunnan et la finesse que je recherche dans tous mes thés noirs. Pour moi, ce Dianhong rappelle que la feuille la plus simple peut receler le réconfort le plus profond. J’espère qu’il réchauffera votre tasse comme il a réchauffé la mienne.